De Grasse à la Bonnette
De Grasse à la Bonnette

De Grasse à la Bonnette

Voilà une partie de l’itinéraire qui nous faisait bien rêver : la traversée des Alpes avec en majeure partie la route des Grandes Alpes qui passe par les sommets les plus mythiques et les plus hauts.

Mais avant d’attaquer le gros morceau, nous quittons la côte en rejoignant Grasse, ville célèbre pour ses parfumeurs. Le col de l’Ecre, devenu célèbre avec l’Ironman de Nice, est une bonne mise en jambe. Le plateau karstique de Caussols nous permet de souffler avant de reprendre avec les cols de la Sine et de Bleine où nous croiserons Cyril qui tient le Blog Évanoui, dédié au vélo. Lui aussi papa de deux petites filles, il était très curieux de savoir comment on gère notre logistique. Nous sommes en plein cœur du parc naturel des Préalpes d’Azur, un parc dont on avait jamais entendu parler mais qui mérite le détour. Les routes sont minuscules avec des passages très étroits, des tunnels et de hautes parois rocheuses : un pur régal. On a envie de s’arrêter à chaque virage pour prendre des photos. Près d’Aiglun, nous évoluons près de gorges à l’eau turquoise. Nous sommes quasiment seuls et avons la sensation d’être privilégiés.

Après le magnifique village perché de Sigale, nous plongeons sur Puget-Théniers avant de remonter sur les impressionnantes gorges de Cians qui offrent un spectaculaire défilé de roches couleur lie-de-vin. On se sent tout petits, d’autant plus que par moment, les gorges se rétrécissent, refermant alors les falaises au dessus de la rivière et cachant presque le ciel. Atmosphère dantesque garantie !

Ça y’est nous avons officiellement rejoint la route des Grandes Alpes. Après le col de la Couillole, nous démarrons notre approche de la Bonette, la route la plus haute d’Europe (soi-disant) avec ses 2 800 mètres d’altitude que nous monterons en deux étapes avec une pause dans le charmant village-station de Saint-Etienne-de-Tinée. Au sommet, plus aucune trace de végétation. Le côté lunaire presque irréel et la couleur de la roche nous donne l’impression d’être sur un volcan. Le dépaysement est total et le panorama là-haut inoubliable. La dernière rampe à près de 15% sur 1 km se mérite mais quelle sacrée récompense une fois là-haut.

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