De Belfort à Strasbourg
De Belfort à Strasbourg

De Belfort à Strasbourg

Il est venu le temps d’entamer la dernière partie du voyage entre les Vosges et l’Alsace. Pendant tout le voyage, on se réjouissait de n’avoir eu que du beau temps. La pluie a vite rattrapée son retard sur cette dernière semaine…Du Ballon d’Alsace au col du Grand Ballon en passant par la célèbre route des crêtes, nous n’avons fait que percer le brouillard. Les atmosphères étaient certes mystiques et envoûtantes mais le froid et l’humidité ont vite eu raison de notre enthousiasme. Aucune visibilité et des pieds ramollis en permanence. La petite Zoé reste calfeutrée sous sa bâche de pluie et ne profitera pas beaucoup du paysage.

Nous retenons tout de même d’excellentes tables dans les fermes auberges avec au menu entre autres : tourte à la viande, munstiflette (tartiflette version munster) et tarte aux myrtille. Mais aussi un bivouac grandiose en haut du col du Grand Ballon au pied d’une ferme auberge et avec une vue à couper le souffle pendant une petite heure avant que la brume ne reprenne le dessus. On voit vraiment loin et l’aubergiste prendra le soin de nous indiquer la forêt noire et Bâle en Suisse de l’autre côté.

La route des vins d’Alsace est un passage obligé. Nous y retrouverons Arnaud et Lisa, un couple d’amis corses que nous n’avions pas vu depuis un bail. On sillonne ensemble les charmants petits villages viticoles de Kaysesberg et Riquewihr. Une voie verte suit la route des vins et peut par moment être sacrément éprouvante avec des montées dans les vignes redoutables. Néanmoins le plaisir est grand de progresser entre les vignes. Ribeauvillé, Bergheim, Kintzheim, Dambach-la-Ville, on est agréablement surpris par ces maisons alsaciennes à colombages qui datent du Moyen-Âge et qui revêtent des couleurs vives. D’ailleurs à l’époque chaque couleur avait une signification : les maisons jaunes pour les boulangers, les crèmes pour les maçons, les rouges pour les ferronniers… Gilles, local de l’étape nous accompagnera sur quelques kilomètres.

À la maison forestière de l’Ungersberg, nous retrouvons nos amis Maryline et Michel après aussi quelques années sans s’être vus également. Définitivement, ce voyage nous aura permis de retrouver les personnes chères à nos cœurs. Michel nous concocte un bon plat de spaghettis aux cèpes fraîchement cueillis dans la forêt et on profite du retour du soleil sur leur terrasse.

Le Champ du feu, point culminant du Bas-Rhin avec ces tourbières et sa végétation d’altitude si particulière sera une des dernières grosses ascensions du voyage. C’est étonnant de se retrouver sur ce plateau nu et entouré d’immenses forêts de sapins. À partir du col des Pandours, on découvre cette partie des Vosges du Nord avec énormément de châteaux et ruines perchées. Nous passons près de celui du Nideck, de Wagenbourg, mais aussi par l’impressionnant rocher de Dabo pour finir en beauté par le château du Haut-Barr juste avant Saverne. Il est surnommé « l’œil de l’Alsace » du fait de sa position qui domine la plaine alsacienne. L’architecture et la couleur rose de la pierre est surprenante.

De Saverne à Strasbourg, ville finale de notre aventure, nous glisserons tranquillement sur le canal de la Marne au Rhin. Le soleil est définitivement de retour et réchauffe nos cœurs lourds à l’idée de terminer et de rentrer à la maison. On profite de la capitale de l’Alsace et retrouvons Jocelyne, qui m’avait accueillie avec Elisabeth avant notre diagonale Strasbourg-Perpignan en novembre dernier. Elle nous gâte d’excellentes Flammekueche et d’une choucroute faite avec amour. Une soirée en merveilleuse compagnie qui clôture en beauté ces trois mois sur la route.

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